Why and how do I want to change ? (part 2)

mardi 14 novembre 2017

Long time no see ! Il y a longtemps que je n'ai pas publié ici. La faute à une vie un peu mouvementé en ce moment, entre un changement de boulot, un déménagement et des petits voyages. Je suis rarement posée (dans mon nouveau) chez moi pour trouver le temps d'écrire. Alors que j'ai plein d'idées ! 

Pour revenir - doucement mais sûrement -, je m'attaque enfin au second article sur mon envie de changer, celle de passer à une slow life... Et aujourd'hui, je vous écris sur les vêtements. C'est sans doute un sujet qui me tient encore plus à coeur que celui sur mon régime alimentaire, puisque c'est par là que j'ai commencé à voir que j'avais besoin de modifier plein de choses dans mes habitudes. Il y a tellement à dire que j'ai l'impression de m'éparpiller par moment, j'ai tenté de rester organisée dans l'écriture de cet article, mais j'avoue parfois laisser ma pensée vagabonder...


Avant...

J'ai toujours aimé les vêtements et la mode en particulier, c'était vraiment un univers qui me fascinait et pendant longtemps je regardais les défilés de mode sur internet, je suivais des créateurs, et j'allais baver sur le site Net à Porter. Tout en sachant que c'était hors de ma portée, mais ça me faisait rêver et c'était déjà pas mal. Je voulais posséder les gardes robes des filles de Gossip Girl, je voulais aller à la Fashion Week et étaler mon sens de la mode (mouais)... Alors je me consolais en achetant tout et n'importe quoi chez des enseignes abordables. Et parfois je me faisais plaisir. J'ai craqué sur des pièces un peu chères, principalement des chaussures, sur des objets que je n'osais pas porter tellement j'avais peur de les abîmer. J'ai été à des sorties de défilé, j'ai vu des mannequins, des stars prendre la pose avant des shows. Mais maintenant, je trouve ça vraiment futile et ces achats qui provoquaient dans mes yeux des scintillement de paillettes, et bien j'ai fini par les regretter...

J'ai eu un déclic !

J'ai commencé à m'en rendre compte en suivant Livia Firth et son travail avec EcoAge : ils conseillent sur la mode éthique; et en découvrant le documentaire True Cost. Et ça a été une vraie claque. J'ai commencé alors à regarder différemment ma garde-robe : ai-je vraiment besoin de ce pull ? pourquoi avoir acheté cette robe que je n'ai porté qu'une fois ? J'ai compris que je n'achetais que sur des coups de coeur ou pour suivre les tendances, et qu'en plus de ça mes vêtements n'étaient pas toujours de bonne qualité et pis ils polluaient. Il fallait que je reprenne à zéro, et que j'apprenne à m'informer avant d'acheter.

Mais ce n'est pas facile, parce que la fast fashion est partout. Elle nous entoure, avec toutes ces boutiques qui offrent chaque semaine de nouvelles collections, des publicités partout dans les rues ou à la télévision... Surtout avec des prix aussi attractifs. Je n'ai jamais pris le temps de compter tout ce que je pouvais dépenser en vêtement en une année, pour des pièces qui finiraient trop vite en lambeaux... Et c'est une habitude qui fait partie de notre quotidien : acheter beaucoup pour peu. Sauf que ça revient finalement à beaucoup d'argent pour des vêtements qui ne dureront qu'une ou deux saisons, et qu'en plus ils participent à la pollution.  J'avais envie de mieux, autant pour moi que pour la planète.


Comment j'essaie de changer ?

J'ai donc commencé à regarder les étiquettes des vêtements qui me faisaient envie. Je regarde où il a été fait : si c'est Chine, Bangladesh ou Inde, j'évite de l'acheter puisque ce sont des pays qui souffrent le plus de l'industrie de la mode, que ce soit sur les conditions de travail ou la pollution de l'environnement. Je m'intéresse ensuite à la matière : je privilégie le coton, c'est encore mieux quand il est certifié Fair Trade, et j'évite les matières mélangées qui empêche de recycler le vêtement. Et surtout je m'informe sur la marque : quels sont ses positions sur la fast fashion ? Sur l'écologie ? Sur le travail de leurs employés ? Si les réponses que je trouve ne me plaisent pas, je ne prends pas. Mais l'une des questions que je me pose le plus est : vais-je le porter souvent ? Si c'est non, je passe mon chemin... Si je sais que oui, je porterai ce pull facilement et de nombreuses années, alors je le prends. Parfois il est difficile d'y voir claire, il y a tellement de choses à prendre en compte, mais s'y intéresser est en soi déjà un bon pas vers une garde-robe plus responsable. Lorsque j'aurais réussi à trouver enfin tous mes repères, je partagerai ici mes bonnes adresses et marques qui correspondent à ce que je cherche... Pour le moment, c'est toujours brouillon, même si je commence à avoir mes favoris.

Et depuis, j'apprécie beaucoup plus mes fringues, je les porte souvent, je les bichonne... Et surtout, je me trouve canon et à l'aise dans la plupart.


Comme sur les photos qui accompagnent cette pensée brouillonne que je vous partage. Elles avaient été prises durant les derniers jours d'été indien que nous avons eu à Paris. Vous remarquez que je me porte vers des choses plus simples, discrètes... Parce que je n'ai plus envie de me prendre la tête à m'habiller, j'aime bien maintenant pouvoir choisir des vêtements instinctivement pour les enfiler le matin. C'est ça aussi l'avantage de repenser sa garde-robe. He me tourne vers des basics, des couleurs qui vont avec tout, et m'accordent parfois des choses plus extravagantes, comme mon sac FjällRäven Re-Kånken rose pétant. Il ajoute tout de suite plus de peps à une tenue, et en plus il est fait avec des matières recyclées. Surtout que le reste de la tenue ne pouvait pas être plus simple que ça : une robe en coton bio kaki de chez People Tree, je l'avais eu pour une misère en solde sur Asos., et mes chaussures favorites pour l'été : mes Birkenstock Rio, ça fait plus d'un an que je les ai et je les adore. Je pense même investir dans une nouvelle paire l'été prochain. C'est une tenue totalement responsable, autant sur les matériaux que sur les moyens de fabrications. J'en profite d'ailleurs pour vous présenter mes lunettes de vue Epos, c'est une marque italienne et elles sont faites à la main.


Et maintenant ? 

Il m'arrive de parfois craquer pour des grandes enseignes, de choisir la facilité... Et même si je culpabilisais au début, j'ai appris à être plus indulgente avec moi-même : on ne peut pas tout faire parfaitement. J'ai encore beaucoup à apprendre, j'ai de nombreuses marques éthiques à découvrir. Et ce n'est pas grave si je continue d'acheter mes culottes et chaussettes chez H&M, ou si j'achète un béret sur Asos, parce que ce n'est pas en me frustrant que j'arriverai à atteindre mon but. Un changement pareil, ça se fait petit à petit, en se renseignant et en partageant. C'est pour ça que cet article me tient tant à coeur, parce que j'ai énormément envie de partager avec vous sur ce sujet. Je veux échanger, découvrir de nouvelles facettes de la slow fashion !

Les personnes que j'apprécie le plus lire sur le sujet est sans doute Victoria de Mango & Salt,ou encore Coline qui avec ses vidéos m'a aidé à y voir un peu plus clair. Dernièrement j'ai lu S'habiller (avec) éthique et j'ai su que j'avais pris la bonne voie, et y ai trouvé plein de conseils... Je l'ai vraiment trouvé passionnant et je ne cessais d'approuver chaque passage ou conseil. Une lecture que je recommande, et il serait cool que je puisse en trouver d'autres comme ça. 


Mais si je devais résumer ma façon de penser maintenant, ce serait :

moins pour mieux.

Désormais, je craque sur beaucoup moins de chose, mais lorsque je le fais c'est pour le meilleur que je puisse trouver : des vêtements intemporels, des vêtements qui tiendront des années, des vêtements dans lesquels je me sens bien.

J'espère que cet article vous aura aider à y voir un peu plus clair dans ma façon de consommer la mode, et si vous me connaissez personnellement... J'imagine que vous comprenez maintenant pourquoi je suis devenue si difficile avec la mode.

Je remercie Elisa & Blandine pour les photos qui accompagnent l'article, elles ont vraiment compris l'esprit que je recherchais 🍃

Bisous de chat !

2 commentaires

  1. Merci pour cet article Clémentine :). Comme je te l'ai dis, c'est mon prochain objectif. J'ai pas mis les pieds dans un magasin depuis des mois (peut-être parce que j'ai pas de budget pour aussi haha) mais ça me fait plus envie. Je pense que j'investirais dans de belles pièces éthiques et intemporelles. Et puis je vais aussi aller en friperie, je suis sûre que je trouverais des pépites :)

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    1. Je ne peux que t'encourager à suivre cette voie, c'est parfois frustrant mais finalement c'est surtout satisfaisant de sentir qu'on fait quelque chose de bien pour la planète (et aussi pour notre porte-feuille, haha).
      Je n'ai pas encore été voir en friperie, il faudrait que je m'y mette !

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Merci pour vos mots, je lis toujours vos commentaires avant de les valider, et j'essaie d'y répondre par la suite.

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